|
Le Dharma, pas à vendre
le 16 janvier 2011
Nous passons d’excellents moments avec mon oncle ces jours-ci.
Mon père est ravi, et je suis tellement heureux de les voir
ensemble et de pouvoir passer du temps avec eux. Chaque heure
de chaque journée est remplie de bénédictions. C’est comme «
une pluie de bénédictions ». Nous avons tous ici de nombreuses
grandes opportunités de recevoir des Wang ou des transmissions
de pouvoir, des initiations très précieuses de mon oncle. Je
n’ai demandé à personne de faire toute une histoire pour la
visite de mon oncle. Comme vous le savez tous, j’ai toujours
le sentiment que le Dharma est trop précieux pour être « vendu »
de façon mondaine. À moins que l’on n’ait une motivation parfaitement
pure, je pense même que le Dharma ne devrait pas être promu,
comme un produit commercial, où le gourou se conduit comme un
vendeur d’un « produit », le Dharma, dans des lieux
plein de monde ou populaires, parce que parfois le Dharma devient
un bien de consommation non respecté auquel personne, nulle
part, n’accorde de valeur.
Cette fois-ci, en raison de ma démarche « détachée de ce monde
», nous participons à un rassemblement aussi important dans
un endroit modeste tel que Mont Druk Amitabha, sans que beaucoup
de personnes ne soient au courant. De plus, je n’ai même pas
pris la peine de préparer une fiche d’annonce d’une page ou
de passer un seul coup de fil pour prévenir les gens. Mais étrangement,
il commence à avoir un tas de monde qui arrive. Nous commençons
d’ailleurs à nous préoccuper des conditions de vie sur place,
des possibilités de restauration et même du parking. Mais bien
sûr, d’une autre manière, je suis très heureux de voir autant
de personnes que possible se joindre à nous parce que cela aura
de grands bienfaits.
La beauté de ce rassemblement est que c’est très simple, mais
plein de bénédictions. Et aussi, quand j’entends des milliers
de fois les gens en train de dire, « je ne savais pas qu’il
y avait une si grande initiation là-bas », d’un point de vue
égoïste je suis très fier car c’est signe que je ne suis pas
influencé par les dharmas mondains.
En parlant des dharmas mondains, le Bouddha Dharma ne devrait
jamais être pratiqué avec l’idée de le vendre pour ses gains
ou son renommé personnels. Bien sûr, pour réussir dans ce monde,
nous avons besoin de richesse, de renommé et de santé. Nous
avons besoin de plein de choses ! Mais je pense que toutes ces
choses devraient être procurées par d’autres moyens, plutôt
qu’en vendant le Bouddha Dharma. Quand vous commencez à vendre
le Bouddha Dharma pour votre propre bien, alors c’est la pratique
des dharmas mondains, ce que je pense, et si je puis dire, le
Bouddha Shakyamuni abhorrerait. Le principal objectif de l’enseignement
Triyana du Bouddha Shakyamuni fut d’anéantir ce genre de motivation
et d’attitude. Mais de nos jours, et dans ce monde, la plupart
d’entre nous nourrissent ce genre d’attitude chaque fois que
nous faisons une quelconque pratique du Bouddha Dharma. Quand
je me regarde, je me sens également très triste. Je semble nager
parfois dans cette boue, même si je fais de mon mieux pour m’en
sortir et me sécher immédiatement avec la serviette de la sagesse
ou de la vigilance. Mais de temps en temps, sans vigilance,
je me trouve souvent de retour dans la mare boueuse des dharmas
mondains, et cela m’attriste beaucoup.
Ce n’est pas important combien votre vie est haute en couleurs,
ou combien vous êtes riche ou connu. Tant que vous vous trouvez
dans cette mare boueuse, c’est réellement une situation très
difficile. Parfois, surtout dernièrement, quand j’observe cet
événement particulier présider par mon oncle, je suis vraiment
heureux que je puisse, avec tous les pratiquants au Mont Druk
Amitabha, survivre sans vendre le Dharma. Mon oncle est un si
grand maître, et il donne un si grand enseignement, si riche
en vibrations, à un groupe tellement magnifique de jeunes filles
remplies de dévotion, nos nonnes du Mont Druk Amitabha et aussi
de nombreux moines qui pratiquent ici sous mes conseils. Je
dirais que toute l’assemblée, le gourou et les disciples, sont
relativement divins dans le sens d’une motivation correcte et
d'un comportement très sage, et dans la mesure où naturellement
ils ne sont quasiment pas poussés par les dharmas mondains en
ce genre d’occasion divine. Si le Dharma n’est pas pratiqué
pour obtenir l’éveil, mais plutôt en tant qu’activité sociale
ou pour obtenir des connexions politiques, alors à quoi bon
l’appeler le Dharma ? Je crois que nous pouvons toujours
entreprendre d’autres activités pour notre propre plaisir et
laisser le Dharma tranquille, à la place qui lui convient. Laissez
le Dharma opérer comme un remède qui guérit la souffrance du
samsara, et ne le laissez pas agir comme un poison. Si le Dharma
est à vendre pour la jouissance personnelle, alors la lignée
peut être à vendre aux même fins, et votre âme et votre esprit
aussi.
Je ne veux pas dire qu’il ne faut jamais désirer le renom,
la nourriture ou la richesse. Ce que j’essaie de dire est qu’il
ne faut jamais profiter des attractions mondaines pour son propre
plaisir en vendant le Bouddha Dharma. C’est la seule chose que
je m’efforce de communiquer à tout le monde. Vous devez tous
comprendre ce à quoi je fais allusion. En le disant ici, cela
m’aide à me hisser hors de la mare boueuse. En le tapant, j’avance
vers deux grands objectifs, le premier étant de m’aider à sortir
de ce désordre, et le deuxième étant, je l’espère, de faire
comprendre à de nombreuses personnes ce que le Bouddha Dharma
veut dire réellement, et de quelle manière le Bouddha Dharma
doit être pratiqué, et quelle fut la motivation du Bouddha Shakyamuni
quand il commença à enseigner le Triyana.
Ces jours-ci, mon oncle, ou notre maître d’initiation, continue
à nous pousser et à nous encourager à prier pour le bien du
monde et les êtres dans ce monde. Je ne pense pas qu’il a connaissance
de toutes les catastrophes récentes parce qu’il ne connaît pas
du tout l’internet, puisqu’il est de l’ancienne génération et
ne se sert pas de ce genre de nouvelle technologie. Mais en
raison de son omniscience, il sait que les prières sont vraiment
nécessaires. Chaque matin, après-midi et soir, il continue à
nous encourager à prier et à faire la dédicace de nos prières.
Je suis très impressionné par son omniscience. Nous autres personnes
modernes savons ces choses grâce à la technologie moderne. Même
si mon oncle n’en a pas été informé, il s’en préoccupe beaucoup.
Alors grâce à son encouragement, nous faisons des pratiques
de toutes sortes afin d’apporter la paix dans le monde.
Comme je le dis toujours, peu importe les prières que nous
faisons et comment nous prions, toute cette activité doit être
soutenue par des actions correctes. Sinon on n’aura jamais de
réponse à nos prières ! À la place, toutes les catastrophes
dues à l’activité humaine continueront à se produire partout,
comme vous pouvez tous le comprendre en lisant le journal. Nous
sommes très malins en les appelant des catastrophes naturelles,
mais elles nous sont très liées. Nous les êtres humains créons
les causes des catastrophes. Alors il faut vraiment que nous
soyons éduqués au lieu de blâmer la nature. La nature a une
beauté innée qui n’a pas ce genre d’attitude négative. Nous
sommes ceux qui créent ces catastrophes, et nous sommes tellement
tordus de les appeler des catastrophes naturelles. C’est très
triste. Je me sens toujours très étrange quand je pense à quel
point nous sommes tordus et irresponsables les humains.
À tous les lecteurs de ce message, j’aimerais demander que
tout le monde agisse avec AMOUR et entreprenne de BONNES ACTIONS
avec une BONNE MOTIVATION AUTHENTIQUE.
|

|