Liberté sans peur

le 18 août 2011

Depuis de nombreuses années, beaucoup de gens et d'organisations me demandent de donner des conférences publiques à Delhi et à d'autres villes en Inde, mon pays de naissance, en plus des enseignements dans l'Himalaya et à l'étranger. Jusqu'à récemment, je n'avais pas le sentiment que le karma ou les bonnes conditions étaient réunies. Les conditions sont très importantes pour le murissement du karma positif ou négatif. Nous parlons toujours du karma et oublions les conditions. Je dirais toujours que les conditions sont un peu plus importantes parce que nous avons besoin de ces dernières pour que le karma puisse agir. Par exemple, si nous semons des graines d'arbres fruitiers dans des endroits inconvenables, ce qui revient à des conditions inconvenables, alors les graines ne germeront jamais. Bien que je ne puisse parler pour d'autres, pour moi les conditions sont mures maintenant pour mon karma afin que j'enseigne à Delhi et dans d'autres lieux de mon pays de naissance.

J'aimerais remercier les 3As – Archana, Abhishek et Arjun – d'avoir fait en sorte que tout ceci se réalise. Merci ! Pour certaines raisons, j'ai donné maintes conférences publiques partout, sauf en Inde en dehors de la région himalayenne. C'est un bon début. Ce ne serait pas si bien si j'avais senti que les vibrations n'étaient pas bonnes. Dans ce cas, ce serait assez triste.

Comme d'habitude, j'essaie d'ouvrir la porte aux personnes qui ont peu de moyens d'ouvrir les portes de leur propre bonheur dans la vie. Cela dit, je ne pense pas que nous, les Indiens, ayons besoin de beaucoup d'encouragement parce que nous sommes nés avec les clés des portes, grâce à la riche culture indienne qui se déverse à travers les lignées sublimes de différentes croyances spirituelles. Je peux même dire que je suis rempli de spiritualité indienne, non seulement dans ma vie présente, mais depuis de nombreuses vies depuis l'époque de Naropa, et si je peux oser le dire, à tel point que j'en ai confiance et en parle ouvertement. Mais je peux voir qu'il y a un risque que l'on perd le « jus » spirituel de notre vie. Ainsi, il est très important de le rappeler aux jeunes, qui sont notre avenir. C'est vraiment ce que je veux faire. Si on m'en donne l'occasion, j'y contribuerai volontiers.

Évidemment, je donne beaucoup d'enseignements au Ladakh, au Lahaul, dans le Kinnaur, et aussi dans le Sikkim et à Darjeeling, dans toutes ces régions himalayennes, mais dans nos langues de l'Himalaya. Je ne trouvais pas la bonne occasion de parler dans une ville comme Delhi, qui en a plus besoin parce que la vie urbaine est plein de distractions et de défis. Ainsi, les garçons et les filles de la ville ont davantage besoin de rappels spirituels que ceux qui habitent dans l'Himalaya ou à la montagne. Je ne dis que garçons et filles parce que les personnes âgées ont vécu leur vie, bonne ou mauvaise, et leur temps est passé. Nous devons penser à l'avenir de notre pays, de notre monde, alors les jeunes sont notre espoir pour le futur. J'étais très heureux que de nombreux jeunes étudiants ladakhis poursuivant leurs études à Delhi sont venus assister à la conférence. J'aurais voulu pouvoir leur donner plus de tickets d'entrée.

Pendant la conférence, j'ai rencontré un gentilhomme très intéressant. Il a des mains très spéciales. Quand nous nous sommes serrés la main, je pouvais sentir sa réelle sincérité et une sorte de bénédiction, bien que je ne savais pas quel rôle il jouait dans la société. Après, j'ai appris qu'il est un homme politique très connu et expérimenté, le Dr Balram Jakhar, le gouverneur le plus longtemps en exercice en Inde. Il réalise des actions positives aux niveaux diplomatique et social. Ce n'est pas étonnant que j'aie ressenti une sorte d'énergie positive. C'était bien.

Quoique l'audience ait été l'une des plus petites de tous mes enseignements publics à travers le monde, le rassemblement avait de très bonnes vibrations. On a posé de bonnes questions. Dommage qu'il n'y avait pas beaucoup de temps alloué pour la soirée. Cela veut dire que nous allons devoir le faire de nombreuses fois. Comme je l'ai dit pendant la conférence, puisque l'Inde est mon pays de naissance, ma ville préférée est Delhi ; je ressens un lien très fort et donner un enseignement public dans cette dernière est un très bon geste pour contribuer à mon propre pays. Ce sera avec plaisir que je vous rencontrerai tous encore et encore à Delhi et dans de nombreux autres endroits !


 

 




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